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Obama: les enjeux

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A présent que ce grand moment d’émotion s’apaise et que les Etats-Unis ont un président noir, pour la première fois de leur histoire, quelles sont les clefs d’analyse qui permettront de svoir que cette présidence est un succès. Comment répondre à tous ces pessimistes ou ces fâcheux qui considèrent que rien ne changera. A partir du slogan et des promesses de campagne, certains critères apparaissent : yes (l’optimisme et la volonté), we le peuple (mentionné dans la Constitution, we the people) can l’action.

Trois domaines sont clefs pour apprécier la mise en œuvre de ces intentions : la gouvernance, la crise, le monde.

La gouvernance est évidemment le principal domaine où des mesures concrètes ont déjà été prises : les nominations témoignent d’une ouverture, d’un souci d’équilibre (ages, orientations politiques ou culturelles, compétences) ; la volonté de transparence des premiers jours, le rappel de règles strictes et simples sur les rémunérations et le lobbying et même le maintien d’un blackberry pour le président malgré les contraintes de sécurité, décision anecdotique  mais qui affirme sa volonté de maintenir un contact direct avec les citoyens. Ainsi sont confirmés les principes affirmés dans la campagne : le rassemblement, la transparence, la rigueur.

La crise est évidemment la grande affaire du moment. Sur ce point le Président Obama a donné des indications claires : la réponse à la dépression qui menace sera l’affaire de tous (we), elle repose sur la confiance, elle suppose de multiples initiatives et des changements profonds. Le plan de relance actuellement en discussion au Congrès est sans doute très insuffisant mais les bases posées par les principes de gouvernance engagés devraient faciliter l’adhésion et la mise en œuvre de réponses espérons le de plus en plus efficaces. Reste à savoir comment les sacrifices demandés seront acceptés (le principe not in my backyard sera sans doute présent).

Le monde extérieur n’est pour autant pas ignoré. D’abord par le parcours personnel du nouveau président. Les affirmations de la nouvelle secrétaire d’Etat selon laquelle les Etats Unis ne feront pas la paix seuls mais la paix aura besoin des Etats-Unis affirment une nouvelle orientation plus polycentrique que précédemment. L’envoi immédiat  d’émissaires dans les zones de conflits, l’invocation d’un traitement de la crise afghane d’une manière non exclusivement militaire sont des signes encourageants témoignant qu’un nouveau cours est engagé.

Ces premières heures de Présidence Obama et la tonalité de son discours d’investiture laissent donc espérer que les fondements d’une nouvelle Amérique dégagent ses meilleures qualités est possible. Le succès dépendra aussi des partenaires des Etats-Unis : sauront ils évoluer, vers une plus grande transparence, une meilleure gouvernance, des actions coordonnées ?

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un nouveau monde en marche : une nouvelle donne?

L’élection de Barack Obama ouvre la porte à la nouvelle donne évoquée dans notre précédent bulletin. Tout a déjà été dit sur l’efficacité de sa campagne, son organisation exploitant pour la première fois toutes les possibilités des nouveaux médias, le calme d’Obama qui a su ainsi répondre aux interrogations sur ses qualités de leader et sa capacité à répondre à la crise.
Quatre points sont à relever qui donnent quelques indications sur la présidence Obama :

Le volontarisme : « yes we can ». Ce slogan hérité des années de guerre pour illustrer les femmes qui prenaient la relève des hommes partis au combat illustre la responsabilité de chacun dans la survie de la société. Il fait aussi  référence à la réflexion d’Obama selon laquelle la réussite de la société facilitait la réussite de chacun. Cette interdépendance entre le sort individuel et l’action de tous peut être une indication forte d’une politique économique et sociale de partage des tâches et responsabilités.
L’unité dans la diversité. L’appel à la réunion de tous sans distinction d’âge, de sexe, d’origine sociale et culturelle, les projets de constitution d’un cabinet regroupant des hommes et des femmes de diverses affiliations, la capacité du candidat à réunir des personnes de tous horizons définit un style de gouvernement et une conception de la société où chacun a sa place.

Le choix de la négociation sans conditions avec les adversaires sans condition mais sans naïveté laisse espérer des efforts pour sortir des diverses impasses dans lesquelles se trouvent les relations internationales : Irak, Iran, Proche Orient amis aussi Kyoto et négociations commerciales.
Enfin tout ceci doit être complété par le rappel des qualités de la nation américaine : le parcours accompli par Barack Obama n’aurait dit il été possible dans aucune autre nation.

Ces éléments peuvent s’incarner dans des politiques très différentes. Ils donnent toutefois des orientations assez précises qui pourraient créer une dynamique sociale et internationale.

Michel Garcin

Président du Directoire de la French American Foundation France


Analysis: Obama’s Foreign Policy Challenges

Foreign Policy Association
Marco Vicenzino, Young Leader 2008

In winning over 50 percent of the popular vote, President-elect Barack Obama can claim a popular mandate, but in order to unify the nation and its position abroad he must govern from the center of the American political spectrum. Doing so will not be easy, as Americans remain divided on many foreign policy concerns and pressure to live up to huge international expectations grows.

Overall, the 2008 election was void of real debate on foreign policy issues, with both candidates offering more rhetoric than substance. U.S. foreign policy now requires more realism and results and less rhetoric. The world today is marked by newly emerging geographical centers of power, particularly in the developing world, coupled by the rise of non-state actors (such as NGOs, multinational corporations, and terrorist groups) and newly emerging non-geographical centers of power, particularly virtual centers of power, such as the realm of cyberspace. Multi-tasking in a multi-centric world remains an absolute priority.

The comparisons between JFK and Obama are inevitable but the times are completely different.

To read the full article : Foreign Policy Association